Ch’an Master Hui Hai
Ch’an Master Hui Hai

Comment percevoir notre vraie nature ?
Cela qui perçoit est notre vraie nature.


Hui Neng, 6ème patriarche

Retourne ta vision, et le secret sera là !


Djalâl-od-Dîn Rûmî
Djalâl-od-Dîn Rûmî

Tourne ton visage vers ton propre visage.
Il n’y a personne que toi-même.


Mickael Sziper
Mickael Szyper

Au lieu de diriger la conscience vers l’extérieur ou l’intérieur, tournez-la vers elle-même et découvrez que vous êtes la Conscience même.


Nisargadatta_Maharaj
Nisargadatta_Maharaj

Soyez le thème même de votre méditation.


Pierre Dac

A l’éternelle question
Qui sommes-nous?
D’où venons-nous?
Ou allons-nous?
je réponds:
je suis chez moi, j’viens d’chez moi
et j’y retourne


 

Garab Dorje, 1er maitre Dzogchen
Garab Dorje, 1er maitre Dzogchen

Frapper l’essence en trois mots
Garab Dorje est le premier maître humain du Dzogchen

1 Être directement introduit à sa propre nature

2 Décider définitivement sur cet état unique

3 Continuer directement avec confiance dans la libération

Dudjom Rinpoche a commenté ces trois points ainsi :

« I. Concernant l’introduction directe à notre propre nature : La conscience originale immédiate du moment présent, transcendant toutes les pensées en relation avec les trois temps, est elle-même la conscience ou Savoir (ye-shes) primordial qui est la Conscience intrinsèque non-créée (Rig-pa). Ceci est l’introduction directe à notre propre nature.

II. Concernant la décision définitive sur cet état unique : Quelque soit les phénomènes du Samsara et du Nirvana qui apparaissent, tous représentent le jeu de l’énergie créatrice ou potentialité de notre propre Conscience intrinsèque immédiate (Rig-pa’i rtsal). Puisqu’il n’y a rien qui ait simplement au delà de cela, on doit continuer dans cet état de cette Conscience singulière et unique. C’est pourquoi, on doit décider une fois pour toutes sur cet état unique et savoir qu’il n’existe rien d’autre que cela.

III. Concernant le fait de continuer en confiance vers la libération : Quelques soient les pensées, grosses ou subtiles, qui apparaissent, simplement en reconnaissant leur nature, elles apparaissent et se libèrent simultanément dans la vaste étendue du Dharmakaya, où la Vacuité et la Conscience (sont inséparables). C’est pourquoi, on doit continuer directement avec confiance dans leur libération. » Source


Longchenpa, maitre dzogchen, 14 eme
Longchenpa, maitre dzogchen, 14 eme

« La méditation est expliquée aux êtres
Selon leur niveau de capacité.

Ceux qui ont les plus grandes capacités
gagnent la liberté par la réalisation de la nature fondamentale.

Ils voient cette nature d’une manière qui est libre
d’un sujet et d’un objet de méditation.

L’apparence phénoménale devient pour eux
l’ouverture libre de la Base ;
leur esprit est libéré de tout effort.

La conscience libre de tout parti pris.
coule comme un ruisseau incessant.

Il n’y a pas de pause dans la méditation.
Aucune différence entre un début ou une fin de cession ne peut être constatée.

Tout est libre et ouvert, c’est le champ de Samantabhadra,
qui est libre de toute mesure et description.

C’est la Base qui se produit d’elle-même, la vaste étendue.

Pour ceux qui, dès le départ, restent
dans cet état d’Ainsité,
il n’y a pas de déviation, il n’y a pas d’endroit où ils pourraient dévier.

Il n’y a pas d’effort, pas de progrès,
pas d’objectif atteint et pas d’objectif non atteint.

Ils le savent avec certitude,
et, libre de toute attente de résultats,
Sont de parfaits bouddhas à l’instant même. »

Longchenpa

Finding rest in the nature of the Mind, Tome 1


Rainer Maria Rilke
Rainer Maria Rilke

Et nous, spectateurs qui toujours, regardons les choses, et jamais Ce qui regarde. Qui nous a donc retournés comme cela ?


Tiré du classique Taoiste Le Secret de la Fleur d’Or
(
traduction Thomas Cleary)

1. Point n’est besoin d’abandonner vos occupations ordinaires tandis que vous pratiquez le retournement de la lumière. Comme disait un ancien : « Quand des situations se présentent, il faut réagir. Quand des choses se présentent, il faut discerner. »

2. Si vous gérez vos occupations avec une vigilance précise, la lumière ne sera pas submergée par les choses. Aussi convient-il de répéter maintes fois ce retournement « sans forme » de la lumière.

3. Si vous pouvez inlassablement « ramener le regard » à la source de l’esprit, quoi que vous fassiez alors et sans vous attacher à la moindre image d’une « personne » ou d’un « soi », ce sera le « retournement de la lumière où que l’on soit ». C’est la meilleure des pratiques.

4. Si vous pouvez passer une ou deux heures tranquilles à méditer, tôt le matin, l’esprit dégagé de tout objet, voilà ce qu’il y a de mieux. Quand vous êtes occupé par votre travail ou par des rapports avec les autres, recourez à la technique du « ramener le regard » et il n’y aura pas d’interruption [de votre pratique]. Si vous pratiquez ainsi pendant deux ou trois mois, nul doute que les grands éveillés du Ciel confirmeront votre expérience.


Dogen
Fukanzazengi – Dogen

Apprendre l’introspection qui dirige la lumière vers l’intérieur, pour illuminer notre vraie nature. Le corps et l’âme d’eux-mêmes s’estomperont, et notre visage originel se révélera.

Retourner la conscience sur elle-même, soit d’observer l’observateur.

Prendre conscience de notre propre conscience.

Vous devez en conséquence abandonner une pratique fondée sur la compréhension intellectuelle, courant après les mots et vous en tenant à la lettre. Vous devez apprendre le demi-tour qui dirige la lumière vers l’intérieur pour illuminer votre véritable nature. Le corps et l’âme d’eux-mêmes s’effaceront, et votre visage originel apparaîtra. Si vous voulez atteindre l’Éveil, vous devez pratiquer l’Éveil sans tarder.


Plotin, Ennéades, extrait de Éveil et philosophie
Plotin, Ennéades, extrait de Éveil et philosophie

Mais regardant vers l’extérieur dans la direction opposée à celle de l’origine à laquelle nous sommes suspendus, nous ignorons que nous sommes un, comme des visages tournés vers l’extérieur qui à l’intérieur se rattacheraient à un sommet unique. Mais si quelqu’un pouvait se retourner, soit spontanément soit parce qu’il aurait la chance d’avoir les cheveux tirés en arrière par Athéna, il verrait Dieu, et lui-même et le Tout.


Denis Marie
Denis Marie

Parfois, je dis aux gens de se tenir derrière leurs yeux. Être juste là, derrière, comme s’il s’agissait de fenêtres. Cela permet de couper court au mental et de “Voir”, d’être très directement en relation avec tout “ce qui Est”. On pourrait dire “habiter” son regard. J’appelle cela vivre en “live”, ou encore, s’immerger dans le Vivant.
Je vous invite à le faire, à y revenir et à vous en souvenir, sans créer de tension. Le plus souvent, nous recherchons cette Vie, cette “intensité” par des artifices et des voies détournées. Cependant, nous finissons toujours par “dessoûler” et cela nous rend frustrés et insatisfaits. D’où l’importance de ne pas compenser, de ne pas user d’expédients. Nous ne puisons pas seulement notre nourriture dans le terrestre, mais aussi dans le céleste. Dans un “contact” et une adhésion à l’Ouverture, où s’actualise le battement du renouveau.