Stage de Qi Gong

Qi Gong de la Pureté

Enchaînement de Qi Gong
Se ressourcer par la respiration
Méditation pour la tranquillité de l’esprit et le silence intérieur
Cultiver la pratique à partir du centre

Ce stage s’adresse à toute personne souhaitant harmoniser son énergie et son bien-être en apprenant à se régénérer dans la vie de tous les jours.

Du lundi 29 avril 2019 à 15h00 au vendredi 3 mai à 17h00

Ce stage résidentiel se déroulera dans un lieu dédié au calme du corps et de l’esprit, dans un environnement protégé et à proximité d’une rivière à moins de 3 heures de Paris.

Forêt

Ce geste intérieur
infime et foudroyant

retourne la conscience
vers sa source

doit-on nier
ce que l’on ne peut saisir ?

Tentative VIII
Jacques GOORMA
TENTATIVES
Édition Les Lieux-Dits

Le stage en détail ici

COMPLET

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Esprit es-tu là?

Lors du précédent article vous avez pu découvrir le rôle que nous donnons à nos yeux, à notre regard. Les yeux induisent l’attention. En portant attention à nos mains nous avons pu renforcer la présence de celles-ci.

Ainsi, la pratique du qi gong nécessite d’être présent. D’être présent au présent ! Le passé n’existe plus et le futur n’existe pas et d’ailleurs ils n’existeront jamais car rien n’existe en dehors du présent.

Facile à dire me direz-vous ! Emporté que nous sommes par le flot de la vie nous ne percevons même plus que notre esprit est essentiellement placé en dehors du moment présent. Ceci explique sans doute en partie pourquoi nous sommes continuellement fatigué. Rappelez-vous : Là ou va l’esprit, l’énergie suit.

Vous savez maintenant ce que vous nourrissez de votre énergie !

Le fait de poser notre regard mobilise notre attention, nous règle sur le présent et c’est parfois une sensation totalement nouvelle qui émerge. Savez-vous que si vous essayez de penser à vos 2 mains en même temps votre cerveau est incapable de faire quoi que ce soit d’autre ?

Pendant votre pratique, posez votre regard sur vos mains (par exemple) et stabilisez votre attention. Connaître son mouvement permet de s’affranchir de comment on le réalise. A partir de là, une douce tranquillité arrive, se produit. Bien que vous soyez dans le mouvement, celui-ci est emprunt d’un calme intérieur. Plus vous êtes conscient-e de ce calme intérieur et plus celui-ci fait naître de nouvelles sensations sur votre corps. Présent-e à cette expérience vous n’avez plus besoin de penser.

L’attention permet donc de calmer le mental.

Bonne pratique !

La répétition du geste

La répétition du mouvement a pour objet, dans un premier temps, de libérer le corps afin que le flux vital puisse trouver le chemin de la circulation facile, sans entraves.

Par la répétition on structure le corps. Il reprend sa place, progressivement, se libère des contractions, tensions, blocages. L’alignement corporel est restauré, la verticalité émerge, les mouvements mécaniques et organiques sont rétablis, entretenus, augmentés, harmonisés.

Cette répétition s’installe en nous, naturellement, lors de l’apprentissage de la marche. Se lever, tomber, se lever à nouveau, tomber encore pour finir par esquisser un pas. Tomber, se lever, puis deux pas, trois, une marche saccadée, empruntée pour finir par le geste juste.

On retrouve cette idée du geste juste dans le Zhuangzi. Le charron expliquant au Duc Houan comment il taille sa roue:

Si j’attaque trop doucement, mon coup ne mord pas. Quand j’attaque trop fort il s’arrête dans le bois. Entre force et douceur, l’esprit trouve, le corps répond. Il y a là un tour que je ne peux transmettre par des mots , de sorte que je n’ai pu le transmettre à mes fils.

Il faut comprendre ici qu’il n’a rien pu faire pour eux car ils n’ont pas voulu apprendre par eux-mêmes.

Ainsi, par approximations successives, par répétitions, l’esprit cherche et le corps fini par trouver le geste exact, efficace, qui se révèle finalement simple pour celui qui le fait sien.
simplicite
Cette découverte de la simplicité, s’installer en son sein, ne peut être mise en place que par la motivation. Pourquoi le faire et pour qui, sont les deux questions essentielles souvent mises de cotés, non expliquées. Le faire pour soi. Ni plus, ni moins. Vouloir se réapproprier son corps, son esprit (xin), ne plus en être la marionnette. Il ne s’agit pas ici d’imposer des diktats à l’un ou à l’autre mais plutôt d’établir une écoute réciproque et collaborative. Un échange bienfaisant pour l’un comme pour l »autre.

L’ écueil principal de la répétition, l’ennui.

Quel merveilleux cadeau que d’être confronté à cet ennui. Que nous révèle-t-il ?

Que la motivation est insuffisante pour l’accomplissement de cet exercice. Alors l’esprit s’évade, voyage, puis finit par rechigner à la répétition. L’esprit est hors du corps. Déjà, notre degré d’intériorité nous est révélé. Dans ce cas, comment trouver le geste juste ?
C »est impossible.
Revenir à soi, avec curiosité, émerveillement, c’est découvrir constamment glissements, frictions, contractions, relâchements, ouvertures et fermetures qui se produisent en nous. C »est être à l’écoute de ce qui peut éventuellement se présenter et dont nous n’avons pas encore conscience et peut-être se connecter à notre essence. Comment parler d »ennui face à ce paysage intérieur fluctuant, à l’image de la lumière qui se déplace au gré des nuages parcourant le ciel et apportant un éclairage nouveau sur nos campagnes.

Voilà l’objet de la répétition… dans un premier temps.
Reste à garder à l’esprit que les mots ne sont rien.
Une once de pratique vaut mieux que des tonnes de discours. Gandhi

Survenue de la contemplation

Extrait dans « face à ce qui se dérobe ». Par Henri Michaux

Henri MICHAUX écoute de la musique, voici ce qui se produit:

Henri MichauxJe venais de rencontrer un mouvement contraire au mien dans ce que j’écoutais. Je l’arrêtais.…ne s’entendit plus le monde des autres. Adieu musique, il demeura du silence. Je restais sans bouger, absolument sans bouger. Une fonction n’avait plus envie de fonctionner. C’est tout. Je ne voyais pas au-delà. Si j’étais défait, je l’ignorais...revint le penser. Pas comme d’habitude. Incroyablement compréhensif. Vaste ce qu’il découvrait, de plus en plus vaste, d’une vastitude inconnue.(…)

L’hiver, le moment d’en faire moins

On se couche plus tôt, on travaille moins (on essaie), on fait de belles ballades plutôt que de s’éreinter à pratiquer un sport. Vous l’avez compris, on diminue ses activités, on rentre en nous à l’image de la nature qui retourne à la terre pour se ressourcer. A chaque saison son empereur. C’est donc la sphère rénale énergétique qui gouverne en ce moment. Cette sphère énergétique comprend les reins en tant qu’organes, le système uro-génital et les surrénales. C’est la réserve d’énergie que nous épuisons tout au long de l’année à force de nous éreinter en puisant dans nos réserves et dont il est question lorsque nous voulons nous ressourcer. Cette réserve se recharge si nous respectons le temps de repos que nous propose l’hiver.

La peur

C’est l’émotion de la peur qui affaiblit nos Reins et le sentiment de la confiance en soi, confiance en la vie, qui renforcent ceux ci. La peur s’apparente souvent à l’incapacité à lâcher prise. Moins on lâche, plus on s’épuise, physiquement, mentalement. Avoir confiance c’est accepter ce qui se présente à nous. Non par fatalisme mais plutôt comme une expérience incontournable qui nous permettra au moins de limiter la perte de cette fameuse énergie renfermée dans notre sphère rénale. Et puis, tout n’est pas ‘négociable’ alors à quoi bon dans ce cas lutter contre ce qui se présente à nous parfois jusqu’à l’épuisement ? Certains diront que c’est être pessimiste que de voir la vie ainsi. Je répondrais que je préfère m’adapter, accepter, pour mieux absorber l’expérience qui se présente – autant que possible. Mais la vie n’est pas facile pour tous. Alors comment faire pour évacuer cette peur et renforcer notre confiance ? Rome ne s’est pas faites en un jour et on ne va certainement pas changer notre nature du jour au lendemain mais petit à petit en commençant pas des challenges simples à mettre en place, on finit par instaurer plus de confiance en soi chaque jour. Souvent ces peurs s’installent en nous, à notre insu. D’ailleurs est-ce que ce sont vraiment nos peurs ? pas si sur ! Il suffit d’écouter pendant des années ces informations qui nous répètent en boucle que tout va mal, tout s’aggrave pour que finalement la peur s’installe. Ainsi, la peur cristallise, paralyse et il devient de plus en plus difficile d’inverser la tendance.

Remède à la peur

La méditation, tellement à la mode en ce moment, mais qui existait bien avant que l’Éveillé n’en fasse la promotion sans le savoir est un bon moyen de lâcher prise, de prendre de la distance. Il ne s’agit pas de nier ce que le monde vit, ce que nous vivons. Il s’agit de voir cela avec recul. Les écoles sont nombreuses, les gourous encore plus. Simplement, asseyez-vous et écoutez. Écoutez votre silence intérieur. Reliez-vous à votre source. Pas de corps, pas de souffle, pas d’esprit, pas de volonté, juste votre silence et la profondeur de votre véritable nature…sans peurs .Là aussi le risque est grand de vouloir trop en faire. Quelques minutes suffisent pour se reconnecter, se ressourcer et progressivement faire émerger notre cœur. Dans la posture de l’Enfant qui vénère Bouddha ( et qui nourrit ses reins, Zhan Zhuang sur une jambe, l’autre posée au dessus du genou, les mains en prière), je vous souhaite de très joyeuses fêtes de fin d’année.

La méditation