Ming Men ~ Le mandat céleste

La porte énergétique Ming Men se situe sur le méri­dien Gou­ver­neur, Ren Mai, au point VG 4 entre la 2ème et 3ème lom­baire.  Il n’a cependant pas toujours été à cet endroit.

Il est très simple de trouver ce point. En plaçant vos 2 pouces sur le nom­bril, enserrez votre taille vers l’arrière. Lorsque les doigts se rejoignent dans votre dos vous êtes sur Ming Men.

La première mention de la Porte de la Vie (Ming Men) se trouve dans le Classique des Difficultés (Nan Jing), principalement aux Chapitres 36 ou on peut lire : « Les Reins ne sont pas vraiment au nombre de deux, car le Rein gauche est le vrai Rein et le Rein droit est la Porte de la Vie. La Porte de la Vie est la résidence de l’Esprit et elle est en relation avec le Qi Originel ; chez les hommes, elle stocke l’Essence, chez les femmes, elle est reliée à l’utérus. C’est pour cela qu’en fait il n’y a qu’un seul Rein« .

 

Le rein gauche et le rein droit

Avec l’avènement de la dynastie des Ming, le concept de « Porte de la Vie » s’est beaucoup développé, et l’idée qu’on s’en faisait alors différait de celle qui est présentée dans le Classique des Difficultés. Sous la dynastie des Ming, les médecins chinois ne considéraient plus la Porte de la Vie comme étant le Rein droit mais, selon eux, elle se situait entre les deux Reins. Zhang Jie Bin (1563-1640) écrivait : « Il y a deux Reins… La Porte de la Vie se trouve entre eux… La Porte de la Vie est la demeure de l’Eau et du Feu, c’est la résidence du Yin et du Yang, la Mer de l’Essence, c’est elle qui régit là vie et la mort« .

 

A l’heure ou sont écrits ces quelques mots, Ming Men se situe entre les 2 Reins. On consi­dère Ming Men comme la porte (Men) par laquelle le Dao initie la Vie au moment de la concep­tion.

Point Ming Men

Ming Men : la porte de la Vie, le mandat céleste.

Les principales fonctions de la Porte de la Vie sont résumées ci-dessous :

C’ EST LA RACINE DU QI ORIGINEL
La Porte de la Vie et le Qi Originel sont tous deux en relation avec le Rein et sont interdépendants. Le Qi Originel aide à la production du Sang. Le Qi Originel a besoin de chaleur pour accomplir ses fonctions et cette chaleur lui est fournie par la Porte de la Vie. Si le Feu de la Porte de la Vie est insuffisant, le Qi Originel en souffre, et il s’ensuit un Vide général d’énergie.

C’ EST LA SOURCE DU FEU DE TOUS LES VISCÈRES
Si le Feu de la Porte de la Vie baisse, l’activité fonctionnelle de tous les viscères en est affectée et il en résulte de la fatigue, de la dépression, un manque de vitalité, de la négativité et une sensation de froid.

ELLE RÉCHAUFFE L’ESTOMAC ET LA RATE POUR AIDER LA DIGESTION
Les fonctions de transport, de séparation et de transformation nécessitent de la Chaleur et celle-ci est fournie par la Porte de la Vie. Si le Feu de la Porte de la Vie est insuffisant, la Rate ne peut pas transformer la nourriture, tout comme l’Estomac ne peut pas la digérer. Il en résulte des diarrhées, de la fatigue, une sensation de froid dans le corps, dans les membres.

ELLE HARMONISE LES FONCTIONS SEXUELLES
Le Feu de la Porte de la Vie est indispensable pour assurer une fonction sexuelle correcte, ainsi que pour assurer toutes les fonctions relatives à la sphère uro-génitale.

ELLE AIDE LE REIN DANS SA FONCTION DE RÉCEPTION DU QI
La fonction de réception du Qi dépend du Yang du Rein, qui est tributaire du Feu de la Porte de la Vie. Pour que le Yang du Rein fonctionne normalement, il faut que communiquent le Qi Complexe de la poitrine et le Qi Originel du bas abdomen qui, lui-même, dépend du Feu de la Porte de la Vie. Si le Feu de la Porte de la Vie est insuffisant, la capacité du Rein à recevoir le Qi est altérée et il en résulte de l’essoufflement, de l’asthme, une sensation
d’oppression dans la poitrine et des mains froides.

ELLE AIDE LE CŒUR A ABRITER L’ESPRIT
Le Feu de la Porte de la Vie doit monter du Rein et communiquer avec le Cœur, afin de lui fournir la Chaleur nécessaire. C’est pourquoi le Feu de la Porte de la Vie aide le Cœur à abriter l’Esprit. Il en résulte que le Feu de la
Porte de la Vie a une énorme influence sur l’état mental et sur le bonheur de l’individu. Si le Feu de la Porte de la Vie est insuffisant, le Cœur ne peut abriter l’Esprit et la personne est «déprimée», malheureuse, manque de
vitalité.

QI GONG POUR ACTIVER MING MEN

Activer cette porte permet c’est accéder à notre source prin­ci­pale de vitalité.

Ouvrir la porte (Men) permet à l’énergie de circuler librement pour nourrir tous nos organes.

Lorsqu’on pra­tique le Qi Gong, déver­rouiller les genoux permet une connexion éner­gé­tique avec la zone lom­baire ce qui per­met de relâ­cher le sacrum vers le bas et d’ouvrir ainsi cette région lom­baire. Le poids du bassin vers le bas doit être com­bi­né avec une suspension simul­ta­née de l’occiput au ciel, ce qui permet à ces deux forces en oppo­si­tion d’ouvrir la région lom­baire donc de Ming Men.
Ainsi, les canaux éner­gé­tiques des jambes s’ouvrent à partir des points Yong Chuan, sous la plante des pieds, et per­met ain­si à l’énergie de la Terre de nous nourrir.

atelier pour la colonne céleste

Dimanche 6 mai 2018

9.30 à 12.30
École MARSAULT, salle polyvalente
48, rue du Moulin Bailly
92250 la Garenne-Colombes

En médecine chinoise, la colonne vertébrale est très importante dans le corps. C’est un lieu de communication entre le cerveau et les organes tels que  le cœur, le foie, les poumons les reins et la rate.
Le Qi Gong de la colonne vertébrale permet d’entretenir et d’améliorer le fonctionnement de celle-ci. A l’aide de la respiration et de mouvements lents et doux, dans une présence consciente, vous reprendrez contact avec votre axe vertébral afin d’améliorer sa mobilité et de restaurer la communication avec les organes.

Coût de l’atelier: 35 euros pour les adhérents de l’association LABEL
40 euros pour les non-adhérents
Renseignements au 06.64.69.65.45

La répétition du geste

La répétition du mouvement a pour objet, dans un premier temps, de libérer le corps afin que le flux vital puisse trouver le chemin de la circulation facile, sans entraves.

Par la répétition on structure le corps. Il reprend sa place, progressivement, se libère des contractions, tensions, blocages. L’alignement corporel est restauré, la verticalité émerge, les mouvements mécaniques et organiques sont rétablis, entretenus, augmentés, harmonisés.

Cette répétition s’installe en nous, naturellement, lors de l’apprentissage de la marche. Se lever, tomber, se lever à nouveau, tomber encore pour finir par esquisser un pas. Tomber, se lever, puis deux pas, trois, une marche saccadée, empruntée pour finir par le geste juste.

On retrouve cette idée du geste juste dans le Zhuangzi. Le charron expliquant au Duc Houan comment il taille sa roue:

Si j’attaque trop doucement, mon coup ne mord pas. Quand j’attaque trop fort il s’arrête dans le bois. Entre force et douceur, l’esprit trouve, le corps répond. Il y a là un tour que je ne peux transmettre par des mots , de sorte que je n’ai pu le transmettre à mes fils.

Il faut comprendre ici qu’il n’a rien pu faire pour eux car ils n’ont pas voulu apprendre par eux-mêmes.

Ainsi, par approximations successives, par répétitions, l’esprit cherche et le corps fini par trouver le geste exact, efficace, qui se révèle finalement simple pour celui qui le fait sien.
simplicite
Cette découverte de la simplicité, s’installer en son sein, ne peut être mise en place que par la motivation. Pourquoi le faire et pour qui, sont les deux questions essentielles souvent mises de cotés, non expliquées. Le faire pour soi. Ni plus, ni moins. Vouloir se réapproprier son corps, son esprit (xin), ne plus en être la marionnette. Il ne s’agit pas ici d’imposer des diktats à l’un ou à l’autre mais plutôt d’établir une écoute réciproque et collaborative. Un échange bienfaisant pour l’un comme pour l »autre.

L’ écueil principal de la répétition, l’ennui.

Quel merveilleux cadeau que d’être confronté à cet ennui. Que nous révèle-t-il ?

Que la motivation est insuffisante pour l’accomplissement de cet exercice. Alors l’esprit s’évade, voyage, puis finit par rechigner à la répétition. L’esprit est hors du corps. Déjà, notre degré d’intériorité nous est révélé. Dans ce cas, comment trouver le geste juste ?
C »est impossible.
Revenir à soi, avec curiosité, émerveillement, c’est découvrir constamment glissements, frictions, contractions, relâchements, ouvertures et fermetures qui se produisent en nous. C »est être à l’écoute de ce qui peut éventuellement se présenter et dont nous n’avons pas encore conscience et peut-être se connecter à notre essence. Comment parler d »ennui face à ce paysage intérieur fluctuant, à l’image de la lumière qui se déplace au gré des nuages parcourant le ciel et apportant un éclairage nouveau sur nos campagnes.

Voilà l’objet de la répétition… dans un premier temps.
Reste à garder à l’esprit que les mots ne sont rien.
Une once de pratique vaut mieux que des tonnes de discours. Gandhi